Hérault

HERAULT
2021
Pont du Diable
Saint‑Jean‑de‑Fos, le Pont du Diable, les gorges, les villages…
un séjour entre pierre, eau et lumière.

Petit village situé dans les terres, à environ 50 km de la mer (la station la plus proche serait peut‑être Palavas‑les‑Flots).

Notre gîte au pays des orjouliers nous a beaucoup plu, autant pour sa situation géographique que pour l’accueil chaleureux de Virginie et Yann, toujours disponibles et attentionnés. Une adresse que nous recommandons.

Sur le plan ci‑dessous, vous trouverez toutes nos adresses testées, et donc tout ce que nous avons fait pendant ces deux semaines.


LE PONT DU DIABLE

Après dix heures de route, une arrivée en fin d'après‑midi nous a permis d'aller au Pont du Diable, situé à 500 m de notre gîte. Une véritable aubaine : nous pouvions y aller à pied, sans avoir à gérer le stationnement (parking payant et très peu de places dans le village).

L’endroit est agréable, avec la possibilité de trouver des coins isolés le long de l’Hérault, au calme sous les arbres. Le site sert également de base de départ pour les canoës.

LE SALAGOU

Matinée courses à Aniane, petit bourg situé à 4 km, puis baignade en rivière avant de partir découvrir le lac du Salagou. Ce dimanche-là, il faisait 37 °C et beaucoup de monde cherchait la fraîcheur sur les rives du lac.

Nous avons stationné sur le grand parking du stade nautique des Vailhés, ce qui n’était pas l’idéal un dimanche : difficile de trouver un coin au bord de l’eau avec un peu d’ombre. Avec le recul, nous aurions dû privilégier le sud du lac, beaucoup moins fréquenté (vers les parkings « les Plos » ou « Rouens »).

Un peu d’histoire : en 1959, la décision est prise de créer un lac pour lutter contre les crues de l’Hérault et constituer une réserve d’eau. Les travaux commencent en 1964 et durent quatre ans. Le lac se remplit en deux ans et noie une partie des communes de Clermont‑l’Hérault à l’est, Liausson au sud, Octon à l’ouest et Celles au nord.

SAINT JEAN DE FOS

Situé à l’entrée des gorges de l’Hérault, Saint‑Jean‑de‑Fos est un village en « circulade millénaire », avec ses ruelles piétonnes, sa grande place ombragée par les platanes, ses restaurants, ses petits commerces et ses nombreux potiers qui lui donnent un charme particulier.

Voir le plan de la circulade

SÈTE, la ville de Brassens

Nous avons visité le quartier de la Pointe Courte, ce « village dans la ville » qui donne sur l’étang de Thau. Quartier des pêcheurs, avec ses petites maisons autrefois faites de bric et de broc et ses ruelles si jolies, il est devenu mythique après le film d’Agnès Varda tourné ici. Il faut prendre son temps pour le découvrir : l’atmosphère y est vraiment particulière et attachante.

Ensuite nous sommes montés au Mont Saint‑Clair, belvédère haut de 183 m qui domine la mer et l’étang de Thau. Le panorama est vraiment exceptionnel.

Ça donne faim tout cela ! Direction le bord de mer où nous atterrissons à la « Voile Rouge » à Marseillan. Copieux et bon, même si l’on garde l’idée d’une restauration plutôt touristique. À retenir tout de même, la vue mer est très agréable.

Baignade obligatoire, avec 36 °C cela ne se refuse pas. Un petit passage ensuite par le port de Marseillan.

Et par l’abbaye de Valmagne, avant de rentrer. Abbaye cistercienne fondée en 1138, l’église fut réaménagée à la fin du XVIIIe siècle en cave à vin, mais les visites restent possibles et de nombreux événements mettent aujourd’hui le lieu en valeur.

ST GUILHEM LE DÉSERT

C’est le village à ne pas rater dans le coin. Dommage qu’aucun parking ne soit gratuit, même éloigné. Il faut payer à l’avance en indiquant combien de temps on compte rester… pas très pratique, ni très accueillant. Nous serions volontiers restés plus longtemps pour faire marcher le commerce local.

(Tarifs 2021 : 2h30 = 5€ — 4h = 7€ — parkings payants tous les jours de 6h à minuit)

Il est difficile de résumer l’histoire de ce village tant elle est riche. Saint‑Guilhem‑le‑Désert est un village médiéval situé sur la route de Compostelle. Les habitants sont appelés les Sauta Rocs. Tout commence au VIIIe siècle : les premières habitations se regroupent autour de l’abbaye de Gellone, fondée par Guilhem, cousin et lieutenant de Charlemagne. Au XIIIe siècle, l’abbaye devient un lieu de pèlerinage majeur.

Pour les plus curieux, l’histoire complète est disponible ici.

En juin, notre déambulation a été très agréable avec peu de monde. Mais j’imagine qu’en pleine saison, le village doit être très fréquenté.

L’après‑midi, départ pour une randonnée : « le ravin des Arcs ». Magnifique sur le papier… seulement sur le papier. Après une heure de marche, nous sommes tombés sur un filet d’eau croupie, verte, remplie de minuscules algues. Dépités, nous avons rebroussé chemin et poussé jusqu’au village de Saint‑Martin‑de‑Londres.

ST MARTIN DE LONDRES

Nous avons reconnu la place de l’église, car de nombreux tournages de films et séries y ont été réalisés. Une drôle d’impression de déjà‑vu.

LES PARAPLUIES

Et pour finir la journée en beauté, nous sommes partis à la recherche des fameux « parapluies », situés sur la route de Saint‑Guilhem, juste avant la grotte de Clamouse. Beaucoup de tâtonnements pour arriver jusqu’à ce petit coin secret…

Il est certain que si nous avions eu vingt ans de moins, nous serions descendus nous baigner dans ce petit paradis. Mais comme le dit mon chéri : « le plus dur, c’est de remonter » ! La descente est caillouteuse, il faudrait presque une corde… Grosse frustration aujourd’hui, mais un vrai plaisir des yeux.

Aujourd’hui, il fait beaucoup moins chaud, seulement 25°, alors ce sera un petit road‑trip d’une journée, histoire de rayonner un peu plus large.

CASCADE DE LA VIS

Située à Saint‑Laurent‑le‑Minier, entre le Gard et l’Hérault, la cascade de la Vis est reconnue depuis 2011 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un site très apprécié pour la baignade en été. Le nom du village viendrait des mines d’or et d’argent exploitées au Moyen‑Âge.

LE CIRQUE DE NAVACELLES

Reprenons la route vers ce site emblématique et majestueux.

Nous avons privilégié le parking du belvédère de Blandas. Et comme c’était l’heure de déjeuner, le restaurant du même nom nous a accueillis avec plaisir. Je le recommande vraiment : nous nous sommes régalés.

LE MOULIN DE LA FOUX

Il appartient à EDF, il a été restauré pour mettre en valeur le patrimoine et l'offrir aux visiteurs. Son histoire est racontée à l'intérieur du moulin d'ailleurs. Petite balade de 2 km aller-retour environ.


RANDONNÉE LES FENESTRETTES

au départ de Saint-Guilhem-le-Désert

Elle fait 10 km cette rando avec un dénivelé d’environ 700 m et nous avons mis 4 h. Je l’ai bien senti le dénivelé ! Ça monte beaucoup et longtemps, sur un sentier caladé à travers les buis, ancien sentier muletier. On en prend plein les yeux : découverte du cirque de l’Infernet, panorama majestueux et magnifiques points de vue.

Sentier Fenestrettes
départ du sentier assez tranquille
Bout du monde Fenestrettes
le Bout du Monde
Sentier étroit Fenestrettes
qu’il est minuscule notre sentier !
Fenestrettes vue imprenable
les Fenestrettes

GROTTE DE CLAMOUSE

La source et la grotte de Clamouse doivent leur nom au terme languedocien “clamousa” (clameuse ou hurleuse), en raison du bruit de l’eau de la rivière souterraine lors des crues.

Une légende rapporte aussi qu’un jeune berger du Causse avait pris pour habitude de faire parvenir à sa pauvre mère une brebis de son troupeau en la précipitant dans un abîme du Causse d’où l’eau souterraine la transportait jusqu’à la résurgence en contrebas. Un jour, c’est le corps de son fils que la mère y trouva… Folle de douleur, elle aurait erré longtemps aux abords de la grotte en poussant des clameurs désespérées.

Plusieurs types de cristallisations se trouvent dans les grottes : les fistuleuses, les stalactites, les stalagmites, les colonnes, les draperies, les buffets d'orgue, l'aragonite et les excentriques. Rien que ça !

Grotte de Clamouse
grotte de Clamouse

Excentriques Clamouse
les excentriques

MONTPELLIER

Nous avons surtout déambulé dans le quartier ancien, plein de charme avec ses multiples places, puis dans le quartier Antigone. Je rêvais de voir les créations du célèbre architecte catalan Ricardo Bofill, ayant moi-même habité dans un appartement conçu par lui à Montigny-le-Bretonneux : le viaduc .

Montpellier quartier ancien
Montpellier – quartier ancien
Montpellier escaliers colorés
les escaliers colorés

Montpellier trompe-l'œil
le fameux trompe‑l’œil

Montpellier tram
le tram

Dans le quartier Antigone, je reconnais tout de suite l'architecture Bofill.

place de Thessalie
place de Thessalie
hôtel de Région
l'hôtel de Région
Antigone Montpellier
Montpellier – Antigone
l'Arbre Blanc Montpellier
l'Arbre Blanc

Antigone panorama
panoramique avec le portable

Il a fait particulièrement mauvais ce jour-là, et covid oblige nous n'avons pas eu d'autre choix que de déjeuner dehors en terrasse. Malheureusement un violent orage a décidé de jouer les troubles-fêtes, cela reste “mémorable”. Déjeuner à la tour Babote au “Art Mengo”, cuisine thaï.
Nous avons dû abandonner notre table pour nous engouffrer manu militari à l'intérieur. J'ai réussi à sauver mon verre de rosé hi hi hi !

LE SENTIER DES ARESQUIERS

à Vic‑la‑Gardiole

10 km et c’est plat : nous longeons le littoral et la lagune, et le retour se fait par la pinède à l’ombre, très agréable.

Sentier des Aresquiers
Sentier des Aresquiers

Vic-la-Gardiole
Vic‑la‑Gardiole

Déjeuner à “la Plagette” à Frontignan : trois énormes calamars pour Pierre, et pour moi des encornets. Pas de photo de la baignade : un vent à décorner les bœufs, impossible de se poser tant il soufflait fort.

SOMMIÈRES – PIC SAINT LOUP

Un petit tour par Sommières pour rendre visite à un ami qui vit tout près, en passant non loin du Pic Saint‑Loup.

Sommières
L’entrée de la vieille ville de Sommières

Pic Saint-Loup
Le Pic Saint‑Loup

ST SATURNIN DE LUCIAN


Avec une vue exceptionnelle sur la région. Petite balade de 3 km en aller‑retour.

félibres
hommage aux félibres morts pour la patrie
roc des 2 vierges
Le roc des 2 vierges
plateau roc des 2 vierges
sur le plateau au‑dessus du roc
vue roc des 2 vierges
la vue depuis le roc

CANYON DU DIABLE

Quel paysage étonnant entre ruffes ocre rouge et garrigues. Il faut partir le nez au vent pour découvrir ses cascades (il n’y a pas de sentier balisé). D’abord trouver le ruisseau d’Agaras, le suivre pour trouver enfin sa cascade. Il y a aussi la cascade du Saut du Poisson… je ne sais pas trop laquelle nous avons trouvée !

Canyon du Diable
Canyon du Diable
Cascade Agaras ?
Cascade d’Agaras ? (on hésite !)

Pour finir notre séjour en beauté, nous avons dîné au restaurant “La Pourpre et les Oliviers”, situé juste en face de notre gîte. Adresse que je recommande à 100% : très bien cuisiné, raffiné, une table à ne surtout pas rater.

https://www.facebook.com/LaPourpreetlesOliviers/


Entre lagunes, garrigues et ruffes flamboyantes, l’Hérault nous a appris que le vrai voyage n’est pas d’aller loin, mais de regarder autrement. Dans ces paysages où la terre se teinte de rouge et où le vent raconte des histoires anciennes, chaque pas semblait ouvrir une porte sur un monde plus vaste, plus vibrant, plus vivant.

Nous repartons le cœur léger, les yeux encore pleins de lumière, avec cette douce impression d’avoir touché du doigt une région qui ne se dévoile qu’à ceux qui prennent le temps. Et déjà, quelque part en nous, l’envie de revenir se glisse comme un parfum de garrigue porté par le vent.

 Merci d’avoir voyagé avec nous 
À bientôt pour de nouvelles escapades.